Londres, une ville résolument optimiste

Posted by admin on novembre 12, 2013
Europe, Londres / No Comments

Londres séduit toujours autant de Frenchies et Thomas en fait partie. Son expérience en inspirera peut-être certains…

Qu’est ce qui t’a motivé à partir à Londres ?
Je suis venu à Londres dans le cadre de mon travail afin de lancer les opérations au Royaume-Uni. Il s’agissait d’une opportunité de détachement pour 24 mois que je trouvais très tentante et je l’ai donc saisie.
Ce qui était prévu à l’origine pour être un détachement de deux ans s’est prolongé pour une durée indéterminée.
J’avais déjà habité Londres lors de mon adolescence et en avais gardé un bon souvenir, je n’avais donc pas d’appréhension particulière à y revenir.

chelsea

Peux tu résumer en 3 mots ce que tu aimes le plus ici ?
Tolérance, Optimisme, Sécurité

Tolérance : je ne pense pas que cela soit exclusif à la culture britannique ou anglo-saxonne, mais je trouve toujours très intéressant que l’on considère les échecs ou ratés professionnels comme étant très formateurs et non pas une mise au rebut d’office.

Optimisme : que l’on partage ou non leurs vues sur la situation économique, l’optimisme étant le plus souvent de mise à Londres, les restaurants, bars et cafés sont pleins ce qui fait que la ville est toujours très animée et rarement morose.

Sécurité: certes, ce n’est pas aussi tranquille que la Suisse par exemple, mais bien qu’étant une capitale assez « classique », je n’ai jamais eu de problèmes à déplorer, même en prenant le métro très tard le soir. Il y a bien comme dans toute grande ville des quartiers qui ne sont pas des plus calmes, mais dans l’ensemble, je trouve qu’il règne tout de même un sentiment de sécurité.

As tu déjà vécu à l’étranger avant ? Si oui, qu’est ce que tu as le plus apprécié dans chacune de ces expériences ?
J’ai vécu la plus grande partie de mon enfance en Amérique latine et de mon adolescence dans plusieurs pays en Europe.

Je pense que ce que j’en ai le plus gardé est une grande volonté de découvrir d’autres cultures, langues, modes de pensées, etc. et un goût du voyage. Je n’envisage pas de partir en vacances dans une contrée lointaine sans me documenter sur les coutumes locales pour tenter de les découvrir par exemple.
L’apprentissage des langues fut aussi le plus souvent un bon souvenir car, au fur et à mesure de l’apprentissage, cela permet d’ouvrir de plus en plus l’horizon et les résultats sont rapides lorsqu’on est immergé dans le pays.
Je me suis souvent fixé comme objectif plutôt simple, mais Ô combien satisfaisant, de pouvoir regarder un film de bout en bout en ayant compris l’intrigue mais sans avoir mal à la tête au générique de fin 

Quels sont les endroits que tu recommandes à voir ou les choses à faire absolument à Londres / au Royaume-Uni ?
Comme de nombreux autres pays, l’Angleterre est une contrée riche d’Histoire et chaque ville possède ses histoires locales plus ou moins légendaires.

Canterbury et Warwick sont de très belles villes médiévales et parfois, des joutes sont organisées dans le château de Warwick qui valent le déplacement. Pour les aficionados de Shakespeare, Stratford-upon-Avon sera incontournable et pour ceux préférant les paysages, je recommande fortement le Lake District dans le Nord du pays mais aussi les Cornouailles au Sud.

warwick avenue

Un endroit à recommander pour goûter les spécialités locales ?
Greenwich dans la banlieue Est de Londres est un de mes lieux préférés du grand Londres. On peut y accéder en bus, métro, etc. mais je préfère encore m’y rendre en bateau avec une des navettes fluviales qui tournent fréquemment sur la Tamise. Il y a certes l’Observatoire et le Old Royal Naval College, mais en allant vers le marché, on tombe sur une partie de Londres encore très préservée avec de nombreux pubs et un des rares « Pie and Mash Restaurant » de Londres qui se spécialise dans cette recette traditionnelle de la capitale londonienne.

Autrement, en plus d’être dans le quartier médiéval de Londres, un tour à Borough Market qui regorge d’étals le samedi permet toujours de faire le plein de fromages, charcuteries et pains typiquement anglais et de manger sur le pouce sur un des bancs en face de la Tamise.

english breakfast

Quel conseil donnerais tu à un Français qui souhaite venir travailler ici ?
D’après mon expérience aussi bien d’un côté de la barrière que de l’autre (j’ai recruté pour mon employeur précédent mais j’ai aussi été recruté pour mon poste actuel) les recruteurs et employeurs en Angleterre se basent beaucoup plus sur l’expérience que sur le parcours académique. Dans la majeure partie des sociétés, venir d’une  école réputée est certes un avantage, mais aucunement une garantie d’embauche. Tandis qu’en France il peut s’agir d’un critère fondamental du processus de recrutement, en Angleterre, l’expérience du postulant sera le critère déterminant et sa formation sera évoquée mais sans s’y attarder outre mesure.

En outre, le tissu économique local est assez morcelé avec nombre de petites à moyennes structures qui composent une grande partie des offres d’emploi et, pour un « non-local », l’adaptabilité et l’autonomie du postulant seront aussi des critères essentiels. Il va sans dire que l’anglais courant est aussi indispensable, mais je suis sûr qu’en choisissant Londres comme destination cela n’est pas une surprise.

london parks

Qu’est ce qui te manque le plus de France ? Et ce qui te manque le moins ?
Deux de mes passions se combinent et sont ce que qui me manque le plus : mes proches (familles et amis) et le partage de la table. De par mes goûts et mes racines, la cuisine est un des piliers de ma culture et partager ce moment en famille et entre amis est toujours un moment important pour moi. Ne pas pouvoir le faire aussi souvent que je le voudrais est une des parties difficile de l’expatriation, quel que ce soit le pays.
Non pas que l’on ne trouve pas d’excellents produits ou d’amis en Angleterre cependant!

Ce qui me manque le moins : les grêves  

Des projets pour l’avenir ? Envie de rentrer en France, de tenter un autre pays ?
Pas de projets à ce jour. Mon expérience m’a appris à ne pas trop me focaliser sur un pays/poste ou un autre, mais à saisir les opportunités qui se présentent lorsqu’elles surgissent au bon moment. Il sera toujours temps de juger à ce moment-là.

Donc envie de rentrer en France, oui, un jour, mais pas tout de suite. Un autre pays ? Pourquoi pas, cela me tente en effet bien et j’ai acquis depuis mon enfance une véritable bougeotte…

Quelque chose qui t’a particulièrement surpris dans le pays ?
Malgré plusieurs années dans le pays, je dois dire que je continue à être surpris et perplexe devant de nouvelles expressions. La langue anglais en compte de nombreuses et certaines peuvent être vraiment très imagées : « it’s another keetle of fish » (c’est très différent), « about as useful as a chocolate tea pot » (véritablement inutile), etc. Je me souviens d’une de mes premières réunions de travail dans le Nord de l’Angleterre où mon interlocuteur en faisait amplement usage et d’où je suis sorti avec plus de questions que de réponses.

 

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Toronto, ville cosmopolite

Posted by admin on novembre 10, 2013
Amérique du Nord, Toronto / No Comments

Cécile a posé ses bagages à Toronto grâce au PVT. Elle nous livre ses conseils pour une installation réussie.

Qu’est ce qui t’a motivée à partir à Toronto ?
J’avais envie de sortir de mon train train quotidien. Rupture compliquée, boulot ennuyeux, une amie m’a parlé du PVT Canada, j’ai postulé sans vraiment savoir…Quand j’ai eu la réponse, j’ai hésité (car ce n’est pas simple de franchir le pas) et puis une amie m’a dit que je devrais y aller et bingo je me suis lancée !

toronto été

Peux tu résumer en 3 mots ce que tu aimes le plus ici ? La convivialité, l’été, et les amis que je me suis fait

As tu déjà vécu à l’étranger avant ? Non, c’est ma première expérience

Quels sont les endroits que tu recommandes à voir ou les choses à faire absolument à Toronto ?
Toronto n’est pas vraiment une ville touristique mais il y a pas mal de quartiers sympa : Kensington Market,  St Lawrence market, Yorkville, Toronto Island. Sinon il y a aussi beaucoup de parcs nationaux à visiter tels que l’Algonquin et Bruce Peninsula 🙂

algonquin

Un endroit à recommander pour goûter les spécialités locales ?

Mise à part la poutine, ils n’ont pas trop de spécialités canadiennes … Par contre, Toronto est une ville multiculturelle avec plein de restaurants différents, japonais sur Dundas, thaï sur Bloor street , vietnamien sur Ossington ou grec sur Danforth. Et au niveau des brunchs, on a le choix aussi. Celui où j’aime aller est Factory girl sur Danforth.

Quel conseil donnerais tu à un Français qui souhaite venir travailler ici ?

Il faut s’adapter au mode de travail canadien qui est different de celui en France et aller de l’avant, ne pas laisser faire les choses. Tu peux trouver un boulot si tu fais le nécessaire et si tu te bouges.

basket toronto

Qu’est ce qui te manque le plus de France ? Et ce qui te manque le moins ?

Ce qui me manque, c ‘est ma famille, mes amis et tous les produits bien français type foie gras, côte de boeuf, fromage. Ce qui me manque le moins, la mentalité râleuse des Français, jamais contents

Des projets pour l’avenir ? Envie de rentrer en France, de tenter un autre pays ?

Pas de projets pour le moment. Je vois au fil des jours même si je suis tentée de revenir en France, ce n’est pas le moment opportun pour un emploi et j’ai encore tant à découvrir. On verra.

toronto hiver

Quelque chose qui t’a particulièrement surprise dans le pays ?

Les Canadiens ont l’alcool facile ! L’objectif des Canadiens le week-end est de faire la fête  et comme les boites de nuit ferment à 2 ou 3h, ça donne tout le monde déjà saoûl dans la rue dès 22h…assez surprenant au début mais on s’y fait.

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Montréal, une ville à taille humaine

Posted by admin on octobre 21, 2013
Amérique du Nord, Montréal / No Comments

Le Canada attire de plus en plus de Français. Louis nous en dit plus sur sa récente expatriation à Montréal.

Qu’est ce qui t’a motivé à partir à Montréal ?

Depuis tout petit, je me suis intéressé à l’histoire de l’Amérique. Cela m’a amené à me renseigner naturellement sur le Québec.

Et puis un jour je suis parti revoir un ami à Montréal, on a fait un tour qui nous a mené à Ottawa, Toronto, à New York, mais aussi le nord sauvage du Québec, dans ces endroits où l’homme n’a tracé que de petits chemins dans une nature encore sauvage. J’en suis revenu enivré d’un sentiment de liberté, d’espace, et de simplicité. J’ai beaucoup apprécié aussi de voir des villes aussi multiculturelles, avec des quartiers propres à chaque communauté, très vivants !

Enfin, repartir à l’étranger me trottait par ailleurs dans la tête depuis des années et un échange universitaire en Espagne. C’était pour moi une évidence que je repartirai découvrir un autre pays, depuis l’instant où l’avion qui me ramenait de là-bas, avait posé ses roues sur le tarmac.

 

montreal

©beltour.ca

Peux tu résumer en 3 mots ce que tu aimes le plus ici ?

Liberté, Simplicité, Espace.

Avais tu déjà vécu à l’étranger avant ? Qu’est ce que tu as le plus apprécié dans chacune de ces expériences ?

Oui, au Pays de Galles et à Barcelone.

Au Pays des Galles, dans la petite ville où j’étais, j’ai apprécié l’idée d’avoir atterri au bout du monde après 10 heures de bus, et de devoir me débrouiller avec une adresse et mon anglais baragouiné pour trouver mon chemin au milieu d’une ville que je ne connaissais pas du tout.

A Barcelone, j’ai aimé le fait d’être mélangé avec différentes cultures, le fait de devoir remettre en cause tous ses repères dans une ville d’une autre culture, en vivant avec des gens d’un peu partout, de prendre du recul sur sa propre culture, et le fait de vivre dans une autre langue.

Quels sont les endroits que tu recommandes à voir ou les choses à faire absolument à Montréal et aux alentours ?

Une balade au Mont-Royal bien sûr, et puis la vue sur le belvédère !
Le Vieux-Montréal également. Le Marché Atwater avec balade le long du Canal Lachine ou le Marché Jean Talon.

Sinon, Montréal est une ville de quartiers, avec des ambiances très différentes de l’un à l’autre. Je conseillerais par exemple de se promener dans le quartier du Plateau et de Mile End (le coin des hipsters), où il y a toujours un petit détail à remarquer, les couleurs, les ambiances… C’est un vrai plaisir de flâner dans les rues !

Aux alentours : la Ville de Québec, les Cantons de l’Est ou les Laurentides : en été pour les randos, en hiver pour les sports d’hiver, les spas et chalets.

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©canada.guillaumevoisin.fr

Un endroit à recommander pour goûter les spécialités locales ?

Allons-y pour les classiques…

Une poutine : la Banquise. L’endroit est recommandé dans tous les guides, donc c’est rempli de touristes mais j’aime bien, attention à la queue à certaines heures.
Une smoked meat : chez Schwartz
Un bon cheese cake : au Café Expression par exemple. Ne pas revenir d’Amérique du Nord sans avoir goûté au moins un cheese cake 😉
Une bière locale : Bar Dieu du Ciel, sans aucune hésitation. Ils ont globalement beaucoup de très bonnes microbrasseries.
Un bagel : Boulangerie Fairmount Bagel

Un brunch: Il faut absolument profiter de la tradition des brunchs le week-end notamment. Il y en a pour tous les goûts, et ça peut vite changer donc le mieux est par exemple d’aller sur les 2 blogs suivants :
http://www.montrealbreakfastreview.com/
http://www.uneparisienneamontreal.com/

©labanquise.com

©labanquise.com

 

Quel conseil donnerais tu à un Français qui souhaite venir travailler ici ?

  • En premier lieu : déjà se renseigner et venir faire un tour avant pour voir si on aime l’ambiance. Le Québec, ce n’est pas la France en Amérique, c’est l’Amérique francophone. Posez-vous vraiment la question de savoir si vous êtes attiré par quelque chose ici ou si vous fuyez surtout une situation, car lorsque vous allez entrer dans la période de doute inhérente à toute immigration, il est important de pouvoir se raccrocher à des raisons tangibles de continuer l’aventure.
  • Par ailleurs, il existe plusieurs types de visa, temporaire ouvert avec les permis vacances-travail ou des visas fermés associés à une offre d’emploi. Enfin les visas de résidence permanente, qui permettent de changer de travail comme on veut et de rester sur le territoire sans limitation. Cela évolue souvent (procédures, délais etc.), donc il faut se renseigner sur internet.
©cityvisas.com

©cityvisas.com

  • Il est également très important de faire du réseautage pour trouver un travail, 80% des offres d’emplois sont en effet « cachées ».  Au commencement, il se peut qu’on doive accepter un premier poste en dessous de ses qualifications, car souvent on vous demandera souvent une expérience québecoise. Personne ne vous le reprochera, au contraire !
    D’un autre côté, on donne beaucoup plus facilement sa chance qu’en France. Par conséquent, à condition de savoir se vendre et d’être prêt à s’adapter, vous pourrez obtenir des postes et des responsabilités beaucoup plus rapidement. N’ayez pas peur de vous reconvertir éventuellement. J’ai rencontré un français sorti d’un CAP chaudronnerie qui fait de la massothérapie, un autre ingénieur informaticien parti élever des chiens de traîneau…
  • Un projet d’immigration nécessite aussi de mettre de l’argent de côté pour pouvoir s’installer correctement. On peut gagner bien plus ici, mais la vie dans l’ensemble est plus chère d’un autre côté, au moins dans les grandes villes. Donc sans travail au départ, ça part très vite.

 

Qu’est ce qui te manque le plus de France ?

– la gastronomie française à la fois traditionnelle et innovante, simple ou complexe, mais qualitative… et saine. Quand il y a une défaillance, c’est une affaire d’État et on en parle au JT. So French ! :).
– l’efficacité, le coût et la disponibilité du système de santé
– la qualité et quantité des réseaux de transport, des infrastructures en général
– le patrimoine, tous ces villages avec une vieille pierre qui ont une histoire à raconter
– l’art de la discussion à la française
– la famille, mais grâce à Skype sur la télé on arrive à garder un lien régulier.

©lou.tableetambiance.fr

©lou.tableetambiance.fr

Qu’est ce qui te manque le moins ?

– l’ambiance morose, le manque de confiance en soi du pays, de connaissance et valorisation de ses forces. La France est belle de plein de qualités mais on dirait que les gens ne se concentrent que sur les défauts.
– le manque de considération envers les jeunes, envers les femmes, envers la diversité du pays en général, et de toute cette énergie et ambitions potentielles gâchées par un discours démotivant d’infantilisation, excessivement paternaliste.
– les politiques françaises totalement dépassées sur le plan économique, les non-réformes, les mêmes recettes qui ne marchent pas depuis maintenant 30 ou 40 ans, de droite comme de gauche… Et si la solution était de simplifier plutôt que de compliquer, de faire confiance plutôt que de vouloir tout contrôler tout le temps ?…
– les clichés sur le libéralisme, le rapport coupable à l’argent

– le présentéisme au travail, la culpabilisation, plutôt que la valorisation de l’efficacité.

Les projets pour l’avenir ? Envie de rentrer en France, de tenter un autre pays ?

Montréal est vraiment une ville agréable à vivre, j’ai 2 à 3 fois moins de vacances, mais j’ai parfois l’impression que ce sont les vacances tous les jours. Donc pas d’envie de rentrer en France pour l’instant, même si j’adore mon pays d’origine pour beaucoup de choses.

La résidence permanente (en cours), la citoyenneté on y pense sérieusement. Par ailleurs, quand on a goûté à la liberté d’aller et venir sur cette bonne vieille Terre, difficile d’envisager de s’arrêter en si bon chemin. Donc peut-être aller vers l’Ouest ou au sud en fonction de l’évolution de la situation, du visa, ou alors pourquoi pas changer de pays à nouveau, toutes les options restent ouvertes.

Un second projet en parallèle est de créer une entreprise. J’ai actuellement réalisé le premier rêve qui était de repartir à l’étranger, et je travaille actuellement sur le second. Je me sens à l’aise pour le faire ici.

Peut-être un retour en Europe après ça mais je ne veux plus avoir à faire le choix cornélien parisien entre distance, coût et taille du logement et vie sociale. Donc en fait… je pense que c’est pas gagné !!

Globalement, je trouve formidable qu’il soit aussi facile aujourd’hui de s’immerger dans d’autres cultures, voir les choses sous une autre perspective, et c’est ça qui m’attire aussi dans l’expatriation. On voit aussi notre pays d’origine avec bien plus de clarté, avec ses forces et ses faiblesses. Je me sens habitant de cette bonne vieille Terre, avec une culture européenne, et fier de cette dernière, et heureux de vivre sur un continent où des gens du monde entier viennent ainsi tenter leur chance.

©linternaute.com

©linternaute.com

Quelque chose qui t’a particulièrement surpris dans le pays ?

Le climat avec des saisons très marquées: en été c’est la Côte d’Azur, en hiver c’est la Sibérie. Le printemps existe à peine et l’automne est une saison incroyable, des couleurs magnifiques. A noter que, malgré les températures affichées, l’hiver est très supportable jusqu’à -15 . Ce n’est pas vraiment le froid qui pose problème mais la durée de certains hivers.

Les femmes sont très affirmées et décident à peu prêt de tout dans le foyer, c’est une société très féministe, gare aux gros lourds et aux machos !

 

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Stockholm, en pleine nature

Posted by admin on septembre 15, 2013
Europe, Stockholm / No Comments

Alexia s’est installée à Stockholm avec sa petite famille et nous en dit plus sur les avantages de la vie suédoise.

Qu’est ce qui t’a motivée à partir en Suède ?

Je vivais en Irlande et je n’avais pas envie de rentrer en France à cause de la situation économique, du boulot. J’avais déjà un enfant et je n’avais pas envie de me compliquer la vie avec la crèche. Mon copain est suédois et m’a bien vendu le concept de la Suède, avec une vie proche de la nature et où la famille a toute son importance. J’ai donc eu envie de tenter pour voir, ce qui n’engage à rien.

Peux tu résumer en 3 mots ce que tu aimes le plus ici ?

Le sens de la famille, la mentalité et l’ouverture d’esprit.

En Suède, la famille est incluse dans ton plan de carrière. Ta carrière ne s’arrête pas parce que tu viens d’avoir un enfant. Les frais à engager pour un enfant sont limités, la plupart des frais étant couverts par le gouvernement, et les impôts à hauteur de 20% restent faibles par rapport aux prestations proposées, ce qui rend la vie très agréable.

stockholm

Les environs de Stockholm

Avais tu déjà vécu à l’étranger avant ? Qu’est ce que tu as le plus apprécié dans chacune de ces expériences ?

J’ai vécu 2 ans en Irlande et j’ai passé beaucoup de temps dans les pays anglo-saxons depuis toute petite. J’ai apprécié de pouvoir bénéficier d’opportunités de carrière intéressantes et de maîtriser l’anglais indispensable pour une carrière à dimension internationale. Et puis, la mentalité en Irlande est très sympa, surtout quand on est jeune et qu’on aime faire la fête.

Quels sont les endroits que tu recommandes à voir ou les choses à faire absolument en Suède ?

  • Le musée en plein air de Skansen qui permet de voyager à travers le temps et de découvrir la faune nordique
  • Le musée Vasa, seul vaisseau du XVIIème siècle au monde à avoir été conservé
  • Le nouveau musée ABBA, pour les fans et ceux qui ont envie de tester le studio d’enregistrement

Je conseille aussi de prendre le bateau pour aller en Finlande, il faut compter 24h pour y aller
Je recommande aussi de visiter la Suède aussi bien en hiver avec toutes les activités gratuites : luge, ski et patin à glace, qu’en été pour profiter de ses longues nuits ensoleillées.

Un endroit à recommander pour goûter les spécialités locales ?

Les petites fermes suédoises typiques comme celle d’Elfvik
Le restaurant Matthias Dahlgren dans le centre de Stockholm
Parmi les spécialités locales, il ne faut pas manquer le gravad lax, saumon mariné à la suédoise, les boulettes de viande et pommes de terre et le skagen röra, des tartines à base de crevettes et de mayonnaise parfumées au citron et à l’aneth.

gravad lax

Gravad lax

Quel conseil donnerais tu à un Français qui souhaite venir travailler ici ?

Il faut absolument apprendre le suédois, qui est indispensable pour s’intégrer ici.
Les postes d’ingénieurs sont particulièrement appréciés, surtout si on a une spécialité.
Il faut aussi se préparer à la mentalité. C’est une société élitiste, où il faut toujours faire de son mieux pour être accepté. C’est aussi plus agréable pour les personnes qui viennent s’installer avec leur famille.

Qu’est ce qui te manque le plus de France ? Et ce qui te manque le moins ?

Ce qui me manque le plus : les baguettes, le fromage, la famille et les amis.
Ce qui me manque le moins : le système, la mentalité étriquée, qui rend le climat morose au quotidien. La société de privilèges et la bureaucratie dans laquelle il faut toujours se battre pour tout. On a finalement l’impression qu’il manque toujours quelque chose.

Les projets pour l’avenir ? Envie de rentrer en France, de tenter un autre pays ?

Je pense rentrer en France un jour, surtout pour mes filles pour qu’elles puissent parler français, ou pourquoi pas m’installer dans un pays hispanophone un jour. Pour l’instant,  je préfère attendre qu’elles soient plus grandes,
rester ici encore au moins quelques années, et puis pourquoi pas revenir encore en Suède ensuite.

Une anecdote/interaction amusante ou étonnante avec les Suédois ? ou quelque chose qui t’a particulièrement surprise dans le pays ?

En allant a la crèche en plein coeur de l’hiver en luge avec ma fille et mes vêtements de ski, il faisait moins 15 ce jour là, on est arrivées toutes les 2 rouge écarlate quand j’ai vu surgir face à moi une maman suédoise toute pimpante, habillée comme si elle allait en soirée avec ses bottes et son jean, et tout sourire. On se demande tout simplement comme elle a fait pour arriver fraîche comme la rose par un temps pareil.

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Les joies du craic à Dublin

Posted by admin on septembre 01, 2013
Dublin, Europe / No Comments

Après avoir goûté au fameux « craic » irlandais, Sophie ne se lasse plus de cette nature et de cette convivialité, qui font le charme de l’Irlande.

Qu’est ce qui t’a motivée à partir à Dublin ?

Le travail. Après un MEB (Master in European Business) effectué à ESCP Europe (filières Paris/Londres), j’ai décidé de chercher du travail dans un pays anglo-saxon afin de parfaire mon anglais. J’ai répondu à une offre de travail chez Google, dont le quartier Européen se trouve à Dublin, et suis partie là-bas en octobre 2005 après avoir reçu une réponse positive de leur part.

Peux tu résumer en 3 mots ce que tu aimes le plus ici ?

Les gens, la nature, la ville.

wicklow

Wicklow mountains

Avais tu déjà vécu à l’étranger avant ? Qu’est ce que tu as le plus apprécié dans chacune de ces expériences ?

J’avais passé un an aux Pays-Bas, à La Haye, dans la cadre du programme Erasmus. C’était ma première vraie expérience à l’étranger, cela m’a permis de découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles cultures, de nouveaux modes de vie et de pensées. C’est cela qui m’a le plus plu.

J’avais également passé 2 ans en Belgique, à Bruxelles, à l’occasion d’un stage à la Commission Européenne et d’une expérience en entreprise privée. A Bruxelles, c’est encore une fois le mélange des cultures, la diversité des nationalités, que j’avais beaucoup apprécié.

De mon expérience londonienne de 6 mois pour le MEB, je retiens une fois de plus la diversité des nationalités et une nouvelle opportunité de rencontrer des gens de tous horizons.

Quels sont les endroits que tu recommandes à voir ou les choses à faire absolument en Irlande ?

J’aime beaucoup flâner dans les parcs. J’habite à Merrion square, au coeur du Dublin géorgien, et ne me lasse jamais d’y passer, et de m’ y attarder, pour admirer les parterres de fleurs, différents à chaque saison. Sinon, même en étant résidente de longue date, j’ai toujours plaisir à aller écouter des concerts live dans Temple Bar, le quartier des touristes par excellence.

dublin

Greystones

Un endroit à recommander pour goûter les spécialités locales ?

Matt the Thresher, excellent restaurant de viandes et poissons. C’est d’ailleurs là que Michelle Obama est allée manger lors de sa visite à Dublin les 17 et 18 juin 2013.

Quel conseil donnerais tu à un Français qui souhaite venir travailler ici ?

Etre ouvert d’esprit. Ne pas se cantonner aux cercles franco-français. En effet, il est très (vraiment très) facile de passer à côté d’un pays, de ses traditions, de ses habitants, lorsqu’on ne fait que retrouver des gens de sa propre nationalité. Je donnerais aussi un autre conseil : ne pas comparer à ce qu’on connaît. Oui, les habitudes, les gens sont différents, mais c’est normal, c’est ça qui fait l’intérêt d’un voyage.

Qu’est ce qui te manque le plus de France ? Et ce qui te manque le moins ?

C’est ma famille qui me manque le plus. Mais Dublin n’est pas si loin, et on peut être tout aussi présent grâce à tous les nouveaux moyens de communication.

Ce qui me manque le moins, c’est l’esprit français. Là où ici tout semble possible et l’esprit d’initative et la différence sont encouragés, on a beaucoup trop tendance à cataloguer et mettre les gens dans des boîtes en France. La différence, enrichissante puisqu’elle contribue à la diversité, fait peur en France. Ici, j’ai plus le sentiment de pouvoir m’épanouir en toute liberté.

Les projets pour l’avenir ? Envie de rentrer en France, de tenter un autre pays ?

J’ai beaucoup de projets en tête mais il serait prématuré d’en parler sur un blog ! J’ai vraiment un coup de coeur pour l’Irlande, je n’ai pas l’intention de la quitter pour le moment, mais qui sait, je bougerai encore peut-être en fonction des opportunités que je rencontrerai. Je ne me vois pas rentrer en France, mais plutôt continuer d’explorer de nouveaux pays étrangers.

Une anecdote amusante ou étonnante avec les Irlandais ?

Partir en vacances au ski avec un groupe de 30 Irlandais et relever le challenge de combiner soirées et journées sur les pistes !!

 

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